Tout savoir sur NOKIA 8
Nokia 8 : un beau smartphone, mais un peu en retard sur la concurrence
De petites lacunes difficilement justifiables
NOTE
Après les Nokia 3, 5 et 6 qui furent présentés à Barcelone en début d'année, Nokia, désormais possédé par HMD et faisant construire ses mobiles par Foxconn, arrive enfin avec un modèle haut de gamme sur le continent européen : le Nokia 8. Un mobile qui a la lourde responsabilité de prouver ce que le constructeur peut faire pour concurrencer les Galaxy S8 et autres iPhone 7 de ce monde.CARACTÉRISTIQUES
- Dimensions151.5 x 73.7 x 7.9 mm
- Poids160 g
- Diagonale d'écran5.3 pouces
- Définition d'écran2560 x 1440
- DPI554
- Type d’écranIPS
- Part de l’écran en surface69.67 %
- Puce mobileSnapdragon 835
- ProcesseurKryo 280 - 2.45 GHz
- Nombre de cœurs8
- GPU intégré (iGPU)Adreno 540
- Mémoire vive (RAM)4 Go
- Mémoire interne64 Go
- Carte mémoireoui
- Capacité de la batterie3090 mAh
- Capteur photo13 Mpx
- Capteur photo avant13 Mpx
- Captation vidéo4K
- Système d'exploitation (OS)Android
- Version d'OS testée7.1.1
- ConnectiqueUSB-C
- Capteur d’empreintes digitalesoui
- Type Wi-Fi802.11a/b/g/n/ac
- Type Bluetooth5.0
- NFCoui
- 4G (LTE)oui
- Dual-simnon
- Format carte SIMNano
- Niveau d'exposition (DAS)0.49 W/Kg
- Type d'étanchéiténon
- Gyroscopeoui
- Batterie amoviblenon
PRÉSENTATION
La très attendue arrivée de Nokia dans le petit monde d'Android n'a pas exactement commencé de la meilleure des manières. Les Nokia 3, 5 et 6 venaient certes avec l'expertise matérielle rattachée au nom Nokia, mais ne nous avaient pas exactement époustouflés par leurs performances. La promesse d'un mobile plus ambitieux et sans compromis permettait d'entretenir un certain espoir. Ce mobile, c'est le Nokia 8.
Loin des fiches techniques parfois un peu timides de ces prédécesseurs, le 8 embarque quasiment toutes les caractéristiques techniques que l'on pourrait attendre d'un téléphone de cette stature en 2017 : écran IPS 5,3 pouces (13,5 cm) WQHD, puce mobile Snapdragon 835, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage avec possibilité d'ajouter une carte microSD, double module photo au dos (un couleur + un monochrome), un lecteur d'empreinte, un port USB Type-C et bien sûr toute la connectique sans fil habituelle, Wi-Fi, 4G (toutes bandes), GPS, Glonass, Bluetooth 5.0. Tout ce beau monde est soutenu par une batterie de 3 090 mAh et animé par Android 7.1.1. Bref, à peu près tout ce qu'il faut pour aller se frotter aux grands noms du marché.
Nokia 8, face avant.
Le mobile est déjà disponible en précommande au tarif de 599 € (395 000 frs frs cf.
Loin des fiches techniques parfois un peu timides de ces prédécesseurs, le 8 embarque quasiment toutes les caractéristiques techniques que l'on pourrait attendre d'un téléphone de cette stature en 2017 : écran IPS 5,3 pouces (13,5 cm) WQHD, puce mobile Snapdragon 835, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage avec possibilité d'ajouter une carte microSD, double module photo au dos (un couleur + un monochrome), un lecteur d'empreinte, un port USB Type-C et bien sûr toute la connectique sans fil habituelle, Wi-Fi, 4G (toutes bandes), GPS, Glonass, Bluetooth 5.0. Tout ce beau monde est soutenu par une batterie de 3 090 mAh et animé par Android 7.1.1. Bref, à peu près tout ce qu'il faut pour aller se frotter aux grands noms du marché.
Nokia 8, face avant.
ERGONOMIE ET DESIGN
Sans grande surprise, le Nokia 8 reste dans la plus pure tradition des mobiles Nokia, c'est-à-dire admirablement bien construit. Au vu de ce que le constructeur parvenait à faire avec le Nokia 3 vendu à 150 € 100 000 frs cfa), on avait peu de doutes sur ce Nokia 8 vendu à 600 € (395 000 frs cfa). La coque en métal aux bords arrondis est très agréable en main, quoiqu'un peu glissante, et la légère courbure de la vitre avant donne l'impression d'avoir un joli galet poli entre les mains. Le design minimaliste avec les bandes radio sur les tranches contribue à un look très épuré et élégant.
Nokia 8, dos.
ECRAN
Si l'on peut regretter que le Nokia 8 n'ait pas adopté un écran à technologie Oled comme bon nombre d'Android haut de gamme cette année, au moins il est appréciable de voir que le constructeur a pris soin de livrer tout de même une dalle de bonne qualité. Le seul vrai point noir tient à la température des couleurs, qui atteint 8 514 K, bien loin des 6 500 K standards. La reproduction des couleurs, elle, est plutôt juste, puisque le delta E s'établit à 2,6, en dessous du seuil à partir duquel l'œil humain peut percevoir une dérive colorimétrique, donc.
COLORIMÉTRIE
DeltaE = 2,6
Seul second micro-point noir, le retard tactile est un peu élevé, à 124 ms, mais cela ne devrait pas être vraiment gênant à l'usage. La rémanence, elle, se contient à 13 ms. À l'utilisation, tout roule donc, et la définition WQHD (2 560 x 1 440 px) sur une dalle de 5,3 pouces octroie une finesse d'affichage impeccable. Bref, le Nokia 8 est doté d'un écran quasi parfait qui sera suffisant pour 90 % des usages. Dommage simplement que ce soit de l'IPS.
PERFORMANCES
Avec une plateforme mobile Snapdragon 835, 4 Go de RAM, une puce graphique Adreno 540 et une version quasi nue d'Android, le Nokia 8 a tous les ingrédients pour assurer une fluidité sans faille. Le mobile n'a aucun mal à jongler entre les différentes tâches, qu'il s'agisse de simples pages web ou d'applications plus gourmandes en ressources. C'est un véritable plaisir à utiliser.
Températures du Nokia 8 pendant la sollicitation CPU/iGPU, de dos (à gauche) et de face (à droite).
JEU
Enfin, pas de surprise côté jeu, tous les titres du Play Store se lancent sans problème et tournent avec une fluidité et un niveau de détail à toute épreuve.
AUDIO
La sortie casque est quasi exempte de défauts, à l'exception de la puissance de sortie, qui est correcte mais aurait tout de même pu être meilleure, surtout sur un téléphone haut de gamme. La distorsion est maintenue à un niveau très bas, la dynamique est très large et la diaphonie plutôt bien marquée. En revanche, le haut-parleur vient un peu gâcher la fête avec un signal hyper concentré sur la partie haute du spectre et qui sature rapidement. Dommage.
Le Nokia 8 est aussi livré avec une paire d'intra-auriculaires certes basique, mais à la qualité de conception très correcte. La sensation de confort n'est pas exceptionnelle, mais au moins on ne ressent aucune gêne, même sur de longues sessions d'écoute. En outre, trois paires d'embouts de tailles différentes sont fournies afin de trouver la plus adaptée à sa morphologie. Le câble, plat, est sensible aux transmissions solidiennes ; on peut facilement entendre les frottements et les contacts.
Le micro embarqué offre quant à lui une captation très satisfaisante. La voix est claire et intelligible dans la plupart des situations, même si on peut encore percevoir les sons environnants dans des milieux bruyants. Côté audio, les intras font le job pour une utilisation en kit mains-libres ou éventuellement suivre des vidéos, mais ne sont pas taillés pour l'écoute musicale. Ils proposent une signature sonore en V extrêmement marquée, des graves hypertrophiés et des hauts médiums eux aussi boostés à outrance, ce qui donne un effet presque agressif à un volume d'écoute soutenu.
PHOTO
En faisant renaître des cendres son partenariat avec Zeiss, le spécialiste allemand de l'optique, Nokia mise beaucoup sur la photo avec ce Nokia 8. Et le mobile embarque de plus deux modules photo au dos, histoire de mettre toutes les chances de son côté. Ici c'est l'arrangement "à la Huawei" qui a été choisi, c'est-à-dire un module couleur et un monochrome, tous deux de 13 Mpx. Nous sommes déjà revenus longuement sur les performances du Nokia 8 et son double module photo dorsal dans un article dédié. Pour résumer, le Nokia 8 s'en sort plutôt bien, mais n'est pas au niveau des références en la matière que sont les LG G6et HTC U11.
En plein jour, les résultats sont satisfaisants tant que l'on reste au centre de la scène. Le mobile souffre en effet d'un petit problème optique qui fait qu'un certain flou s'installe dans les coins du cliché. Le traitement photo a également la main un peu lourde sur le lissage. Mais excepté ces défauts, le Nokia 8 livre des clichés aux couleurs bien respectées et au contraste correct.
De nuit, le 8 sait aussi à peu près se tenir, en offrant une scène plutôt riche en détails et qui évite la présence trop importante de bruit numérique... Du moins tant que l'on utilise les deux modules en même temps, car les clichés capturés seulement avec l'appareil couleur sont bardés de petites aberrations chromatiques. C'est d'ailleurs l'une des seules différences que le double capteur réussit à produire ; dans les autres circonstances, on ne voit guère de différence entre le mode "duo" et le mode couleur seul.
De nuit, le 8 sait aussi à peu près se tenir, en offrant une scène plutôt riche en détails et qui évite la présence trop importante de bruit numérique... Du moins tant que l'on utilise les deux modules en même temps, car les clichés capturés seulement avec l'appareil couleur sont bardés de petites aberrations chromatiques. C'est d'ailleurs l'une des seules différences que le double capteur réussit à produire ; dans les autres circonstances, on ne voit guère de différence entre le mode "duo" et le mode couleur seul.
AUTONOMIE
Nokia avait prouvé avec le Nokia 5, et encore plus avec le 6, qu'il était capable d'assurer une autonomie honnête avec une batterie de 3 000 mAh. Ici, le constructeur s'est donné encore un peu plus de mal et a continué à optimiser la consommation. Résultat, le mobile bataille pendant 16 heures 24 sur notre test d'autonomie SmartViser qui combine streaming, appels, jeu, veille, etc. Un excellent score, qui positionne le Nokia 8 loin devant les hauts de gamme du secteur, comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous. Cela se traduit par environ deux jours d'autonomie en utilisation "normale".
Malheureusement, le mobile s'en sort un peu moins bien en streaming, où il ne tient que 8 heures 30. La faute en revient probablement à l'écran, qui demande d'alimenter un sacré paquet de pixels.
Bonne nouvelle, grâce au QuickCharge 3.0, il ne faudra guère plus d'une heure et demie pour requinquer le téléphone entièrement.
POINTS FORTS
- Construction impeccable.
- Écran bien calibré.
- Autonomie très solide.
- Android à jour.
- OS qui répond au doigt et à l'œil.
POINTS FAIBLES
- Pas d'étanchéité.
- Encombrement trop important pour la taille d'écran.
- Double module photo anecdotique.
- Petit défaut d'optique en photo.










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